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Abus et violences à l'encontre du personnel infirmier
Prise de position du CII: Le CII condamne avec la plus grande énergie toutes les formes d'abus et de violence à l'encontre du personnel infirmier, y compris le harcèlement sexuel. De tels actes violent le droit des infirmières à l'intégrité et à la dignité de leur personne, ainsi que leur droit à ne pas souffrir. Le CII condamne les actes d'abus et de violences commis à l'encontre de toute personne, y compris les autres personnels soignants, les patients, les enfants, les personnes âgées et tout citoyen à titre privé. Il convient cependant de relever que dans le monde du travail, les infirmières constituent une catégorie particulièrement exposée et c'est pourquoi il faut continuer à accorder une attention particulière à la nécessité d'éliminer toutes les formes d'abus et de violences dont est victime le personnel infirmier. Pour le CII, il ne fait aucun doute que la violence sur le lieu de travail menace la fourniture de services efficaces aux patients et par conséquent leur sécurité. Si l'on veut que la qualité des soins soit assurée, il convient d'assurer aux infirmières un environnement de travail sûr ainsi qu'un traitement respectueux. Des charges de travail excessives, des conditions de travail peu sûres et un soutien inapproprié peuvent être considérés comme des formes de violence et comme étant incompatible avec la notion de "bonnes pratiques". Le CII s'efforce de contribuer à l'élaboration et à la promotion de politiques qui reflètent un degré de tolérance zéro de la violence en s'appuyant sur la législation, les règlements de personnel, les sanctions judiciaires, les normes en matière d'environnement sur le lieu de travail, ainsi que sur les normes culturelles. Des sanctions devraient être prises afin de refléter la gravité de quelconque incident. La coopération avec d'autres organisations partageant les objectifs de la campagne contre la violence est particulièrement importante. Le CII soutien que chaque infirmière a la responsabilité de dénoncer les incidents violents qui se produisent dans son contexte professionnel. Des mesures de sécurité appropriées doivent être appliquées afin de protéger les étudiants en soins infirmiers qui sont particulièrement à risque sur le lieu de travail. Le CII exhorte les associations nationales d'infirmières à tout faire pour :
Information de baseLa maladie et les facteurs de risque potentiel pour la vie provoquent du stress chez les patients, les membres de leur famille et le personnel présent sur les lieux de travail du secteur de la santé. Un tel stress peut aggraver les facteurs susceptibles d'engendrer la violence - facteurs dont il semble qu'ils aient atteint un niveau élevé dans la société en général et sur les lieux de travail du secteur de la santé en particulier. La violence au travail est omniprésente. Les effets de la violence psychologique sont aussi graves, voire pires, que ceux de la violence physique. La violence psychologique est également plus fréquente. Les conditions de travail dans le secteur de la santé exposent les infirmières et d'autres personnels à des risques plus élevés de violence; à cause, notamment:
Les recherches effectuées montrent qu'au sein du personnel du secteur de la santé, ce sont les infirmières qui sont le plus exposées. La prévalence des violences contre les infirmiers et les infirmières est troublante en comparaison de celles subies par les membres d’autres professions. Malheureusement les effets de cette violence se font sentir au-delà du contexte professionnel, jusque dans les foyers des victimes et des observateurs. On parle de violence indirecte. La violence verbale ne doit pas être minimisée car ses effets se rapprochent à la violence physique qui inclue les répercussions sur les soins prodigués. Traditionnellement, de nombreuses cultures ont toléré ou couvert la violence physique, le harcèlement sexuel ou les violences verbales perpétrés contre les femmes bien qu’il s’agisse d’une violation de leurs droits humains. En outre, les infirmières acceptent le plus souvent passivement les abus et la violence comme faisant partie de leur travail – un point de vue qui est parfois partagé par le public et les autorités judiciaires. Les pressions exercées sur les femmes et les hommes pour qu'elles gardent le silence sont grandes. Elles ne sont pas encouragées à porter plainte, ce qui entraîne une sous-évaluation des incidents et, par là même, empêche l'élaboration de stratégies efficaces de lutte contre la violence. Les infirmières ont dû faire face à la violence, même si les programmes de formation permettant au personnel infirmier de pouvoir identifier les situations potentiellement dangereuses et développer des mécanismes afin de faire face aux agressions. Parmi les conséquences des violences verbales et physiques et du harcèlement sexuel, on peut citer :
Références: Directives : comment affronter la violence au travail, Genève, CII, 2004 Directives générales sur la violence au travail dans le secteur de la santé du BIT/CII/OMS/ISP (http://www.icn.ch/SewWorkplace/workplace_violence.fr.pdf)
Prise de position adoptée en 2000 et révisée en 2006
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