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Les Soins infirmiers,
c'est important présente de brèves informations de référence
ainsi qu'un point de vue international sur les problèmes sociaux
et de santé actuels.
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Mobiliser les infirmières autour
de la prévention du VIH/SIDA et des soins à
apporter aux personnes infectées
L'infection par le virus de l'immunodéficience
humaine (VIH) continue de se propager à travers le monde.
Dans un certain nombre de pays, le syndrome de l'immunodéficience
acquise (SIDA) est la principale cause de décès
chez les jeunes. Le SIDA affecte de plus en plus souvent
les femmes. Selon les estimations du Programme commun des
Nations Unies pour le VIH/SIDA (ONUSIDA) et de l'Organisation
mondiale de la santé (OMS), plus de 30 millions de personnes
dans le monde ont été infectées par le VIH
et près de 14 millions de personnes sont mortes de cette
maladie. La majeure partie des personnes infectées
par le VIH meurent dans les dix années qui suivent la date
de leur infection par le virus, à moins qu'elles n'aient
accès à un traitement.
L'infection par le VIH se propage au rythme
de 16 000 nouveaux cas chaque jour. Sur ces 16 000 nouvelles
infections quotidiennes, environ 7 000 touchent des enfants.
Le VIH/SIDA fait d'ores et déjà partie des dix premières
causes de décès à travers le monde et, si
le rythme actuel de propagation de l'épidémie se
poursuit, on peut s'attendre à ce que le VIH/SIDA s'inscrive
bientôt au tableau des cinq premières causes de décès
dans le monde (Rapport ONUSIDA/OMS, 1998).
La plupart des infections par le VIH surviennent
dans les pays en développement où les ressources
pour dispenser des soins et des traitements aux personnes qui
vivent avec le VIH/SIDA sont maigres. Près de 21
millions de personnes touchées par le VIH/SIDA (soit 86%
du total mondial) vivent en Afrique sub-saharienne et en Asie.
A l'heure actuelle, on estime à 6,4 millions le nombre
de personnes vivant avec le VIH en Asie. En Europe de l'Est
aussi, le nombre de personnes infectées par le VIH augmente
rapidement. En Amérique latine, ce nombre augmente
dans certains pays alors qu'il décline ou se stabilise
dans d'autres. Dans nombre de pays industrialisés,
l'infection par le VIH décline ou reste stable.
Propagation de l'infection
par le VIH
La transmission du VIH engage des processus économiques,
comportementaux et culturels complexes. La pauvreté,
l'illettrisme et la violence mènent souvent les individus
sur la voie de pratiques sexuelles à risques. En
outre, la nature « invisible » de l'infection par
le VIH alimente l'épidémie en ce sens que les porteurs
infectent d'autres personnes sans réaliser qu'ils sont
eux-mêmes infectés.
Parmi les principales causes de transmission
du VIH, on peut citer les suivantes:
- relations sexuelles sans protection entre
hommes et femmes
- relations homosexuelles sans protection
entre hommes
- toxicomanie intraveineuse et partage de
seringues
- travail sexuel à des fins commerciales
- transfusion sanguine
- transmission de la mère à
l'enfant
Dans de rares circonstances, l'infection par le VIH peut, dans
le cadre de soins de santé, se propager à des patients/clients
ou à des fournisseurs de soins, à travers
des aiguilles de seringues ou des blessures provoquées
par d'autres outils tranchants (ICN, 1996).
Le taux croissant d'infection des femmes par
le VIH prouve que la transmission hétérosexuelle
est devenue plus courante. Souvent, les inégalités
fondées sur le sexe ou les inégalités dont
elles souffrent au plan économique et social exposent les
femmes à des risques d'infection par le VIH, car leur pouvoir
de négocier des relations sexuelles sûres est limité.
La présence d'autres maladies sexuellement transmissibles
(MST) accroît également les risques d'infection.
La thérapie antirétrovirale
médicamenteuse a permis de repousser le développement
du SIDA et de prolonger la vie des personnes vivant avec le VIH.
Cette thérapie reste toutefois inaccessible aux pays en
développement en raison de son coût élevé.
Dans les pays qui ont accès aux médicaments, elle
a également permis de réduire le taux de transmission
de la mère à l'enfant.
Actions entreprises
par les Associations nationales d'infirmières (ANIs) et
autres acteurs
Il est important que les infirmières, entre autres, aient
une connaissance précise et bien à jour de la situation
du VIH/SIDA dans leur propre pays, s'agissant notamment des modalités
de propagation de la maladie, de l'accès aux soins et des
traitements. Les infirmières doivent être en
mesure d'utiliser des faits et chiffres afin de pouvoir exercer
des pressions en faveur d'un accès accru à la prévention
et au traitement et en faveur d'une continuité des soins
pour les personnes vivant avec le VIH/SIDA. Les ANIs, les
infirmières, les gouvernements et les organisations peuvent
:
| 1.
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Combattre
les mythes et la désinformation : en mettant en
place avec les médias et d'autres professionnels de
la santé un réseau d'information, d'éducation
et de communication destiné à combattre l'ignorance,
la peur et les stigmatisations associées au VIH/SIDA.
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| 2.
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Faire
pression sur les décideurs politiques : en prônant
l'accès à la prévention, à des
conseils, à des soins et à des traitements et
en plaidant pour un engagement politique en faveur de la mobilisation
de ressources, y compris pour promouvoir l'accès à
la thérapie antirétrovirale médicamenteuse.
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| 3.
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Préserver
les droits de l'homme : en stimulant le dialogue sur le
respect des droits de l'homme, en soutenant les tests de dépistage
volontaire et en traitant les gens qui vivent avec le VIH/SIDA
comme d'autres personnes souffrant de maladies chroniques.
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| 4.
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Réduire
la transmission : en dispensant une éducation qui
indique les pratiques sexuelles sûres et aborde les
questions d'abstinence et d'accessibilité des préservatifs
ainsi qu'en développant les capacités des femmes
par le biais de l'éducation, des droits économiques
et de l'accès aux préservatifs. La diffusion
de documents d'information est également indispensable.
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| 5.
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Accroître
la capacité de soins : en assurant une formation
et une supervision des membres de la famille dans le contexte
des soins à domicile ; en renforçant la capacité
des systèmes de santé en matière de prévention
et de soins et en mobilisant les ressources communautaires
ainsi que les institutions donatrices.
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| 6.
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Cibler
les populations vulnérables : en concentrant les
efforts de prévention sur les personnes à hauts
risques d'infection par le VIH, notamment celles qui ont des
pratiques sexuelles à des fins commerciales, les hommes
homosexuels, les personnes qui s'adonnent à la toxicomanie
intraveineuse, les enfants des rues et les personnes sans
abri.
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| 7. |
Promouvoir une
continuité des soins : en préconisant
la personnalisation des soins infirmiers, de la prévention
et de l'accès aux médicaments et aux services
communautaires et hospitaliers pertinents.
Les ANIs devraient apporter leur contribution
à la démarche ambitieuse qui consiste à
mobiliser la main-d'oeuvre infirmière en faveur de
la prévention, des conseils, des soins et des traitements
relatifs au VIH/SIDA.
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Documentation
Conseil international des infirmières
(1996), Réduire l'impact du VIH/SIDA chez les infirmières
et sages-femmes, CII, Genève.
ONUSIDA, OMS (1998), Rapport sur l'épidémie
mondiale de VIH/SIDA, Juin 1998, UNAIDS/98.10-WHO/EMC/VIR/98.2-WHO/ASD/98.2.
www.UNAIDS.ch
www.WHO.ch
Pour toute information complémentaire,
merci de bien vouloir contacter le CIE
courrier électronique: icn@icn.ch
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ICN/99/10
version espagnole
version anglaise