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Appel à l’Action d’Abuja: Lutter contre les dangers des médicaments contrefaits

Une première pour le continent africain, trente organisations nationales des professions de la santé (dentistes, médecins, infirmiers, pharmaciens, et physiothérapeutes) et quatre organisations de patients ont examiné et approuvé l' Appel à l'action WHPA d'Abuja sur la contrefaçon de produits médicaux lors de leur rencontre; premier atelier multi-professionnel du genre en Afrique; tenu du 22-23 Novembre 2010, à Abuja, au Nigeria.

Sous la bannière de la « Be Aware, Take Action » (Savoir pour agir) campagne contre la contrefaçon de produits médicaux, cet atelier de l'Association mondiale des professionnels de la santé visait à relever le défi qu'impose la lutte contre la contrefaçon de produits médicaux à travers le monde. Co-organisé par la WHPA, la Société Pharmaceutique du Nigeria (PSN) et le FIP Forum Pharmaceutique Africain, l'atelier a rassemblé 92 participants en provenance du Cameroun, Cap-Vert, Côte d'Ivoire, République démocratique du Congo, Ethiopie, Gambie, Ghana, Kenya, Libéria, Nigeria, Rwanda, Tanzanie et l'Ouganda. Etaient également présents des Avocats des patients du Liberia de l'union des jeunes pour la Sécurité communautaire et le développement, l'Association des femmes vivant avec le VIH / SIDA au Nigeria, femmes et enfants vivants, Santé communautaire et Réseau d'information.

L'atelier s'attelait à dresser des stratégies communes pour les cinq professions de la santé aux fins d'identifier, de signaler et d'éradiquer les produits médicaux contrefaits de la chaîne d'approvisionnement, d'amener les patients à prendre les meilleures décisions quant à l'acquisition des produits médicaux, en les vérifiant avec soin avant toute utilisation.

Le conférencier principal, M. Hashim Yusufu, Directeur du Groupe de travail fédéral du Nigeria pour la lutte contre les médicaments contrefaits et président du Produit international d'anti-contrefaçon Taskforce (IMPACT), a affirmé catégoriquement que la lutte contre les médicaments contrefaits ne peut être gagnée qu'à partir de la franche collaboration entre les professionnels de la santé, la société civile, les organismes de régulation, la police, les douanes et les fabricants. Il a également fait une mise à jour des récentes initiatives anti-contrefaçon prisent en Afrique et dans le monde. Au Nigeria, la NAFDAC insiste pour que les législations de dissuasion puissent être exécutées contre les contrefacteurs.

L'atelier a reconnu que les produits médicaux contrefaits sont, avant tout, un problème de santé publique et une menace pour la sécurité des patients avec de graves conséquences en termes de charge accrue des maladies, la mortalité et les coûts pour les systèmes de soins de santé. En outre, il a été noté que les patients ont le pouvoir de décider, où acheter et comment utiliser les produits médicaux ; mais ils sont aussi le maillon le plus fragile de la chaîne et la principale victime de la contrefaçon de produits médicaux.

Il est donc essentiel d'informer et de sensibiliser les patients sur les risques de contrefaçon de produits médicaux et les encourager à prendre des mesures pour lutter contre ce problème. Cet important événement a également envoyé un message fort, exhortant tous les gouvernements à appliquer et faire respecter les législations et réglementations pertinentes pour prévenir, maîtriser et réduire l'incidence de la contrefaçon de médicaments.

Professeur Kofo Savage, s'exprimant au nom de l'Alliance mondiale des professions de santé, a souligné l'importance de la vigilance quand il s'agit de falsification et de contrefaçon des produits médicaux.

"Concernés au premier plan, médecins, infirmières, pharmaciens, dentistes, physiothérapeutes et représentants des patients, nous parlons parce que nous sommes très préoccupés par les dangers que la contrefaçon et la falsification de produits médicaux font peser sur la sécurité des patients. Il est maintenant temps d'agir. "

Il y a eu accord sur la nécessité de sensibiliser les professionnels de la Santé en particulier et le public en général sur la question, grâce à des campagnes et des initiatives de formation. De même, les participants ont convenu de la nécessité des lois fortes et claires et des institutions qui empêchent, poursuivent et punissent de tels crimes. Les lois qui sont écrites en collaboration avec les organisations des professionnels de santé et sont basés sur leur apport technique.

En terminant, Son Excellence Monsieur le Ministre, le professeur Dora Akunyili, a souligné que, "En tant que dirigeants, représentants les infirmières, les pharmaciens, les physiothérapeutes, les dentistes et les médecins; entre autres actions clés; nous devons nous engager pour accélérer notre réponse à ce problème en établissant une collaboration entre professionnels afin que ces derniers et les représentants des patients commencent à utiliser les compétences de base des uns et des autres pour la lutte contre cette menace de santé publique. Ce sera une lutte longue et je suis avec vous tout le chemin."

Mise à jour le Mardi, 18 Janvier 2011