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Coin de la presse Plaidoyer Entité des Nations Unies consacrée aux femmes Long-awaited UN Women’s Agency Now Within Reach Nouvelle institution des Nations Unies pour les femmes : bientôt une réalité ?

Nouvelle institution des Nations Unies pour les femmes : bientôt une réalité ?

Communiqué de presse
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Pour diffusion immédiate

 

Nouvelle institution des Nations Unies pour les femmes : bientôt une réalité ?

 

Mexico City, le 7 août 2008 – La création d’une nouvelle institution spécialisée des Nations Unies consacrée aux femmes renforcerait considérablement la capacité de réaction de la communauté internationale face à la pandémie de sida, estime l’organisation non gouvernementale AIDS-Free World, à l’occasion de la XVIIe Conférence internationale sur le sida qui se tient en ce moment à Mexico City.  Jusqu’à présent, l’action du système des Nations Unies en matière de questions féminines s’est révélée fragmentée et dénuée de cohérence interne.  Cependant, les États membres de l’Organisation des Nations Unies sont appelés à se prononcer, lors de la 63e session de l’Assemblée générale à New York, en septembre prochain, sur une résolution portant création d'une nouvelle institution onusienne chargée de toutes les questions concernant les femmes.  De l’avis des défenseurs des droits des femmes, le meilleur modèle pour une telle institution serait de réunir sous une même enseigne, et ainsi de renforcer de manière importante, les quatre structures existant actuellement au sein du système des Nations Unies mais dont l’action est minée par le manque d’effectifs et de moyens financiers.  L’institution devrait être dirigée par une personnalité ayant rang de Secrétaire général adjoint, disposant d’importants pouvoirs de décision au plus haut niveau du système onusien.  L’institution tirerait parti des compétences de la société civile et serait dotée d’un budget initial d’au moins un milliard de dollars.

Pour M. Stephen Lewis, co-directeur d’AIDS-Free World et ancien Envoyé spécial des Nations Unies pour le VIH/sida en Afrique, il s’agirait là «de la plus importante réforme de l’histoire des Nations Unies et de la plus attendue aussi. Rien ne démontre mieux la nécessité d’une telle institution que le problème lancinant du VIH/sida.  L’extension spectaculaire du virus est largement imputable au manque de pouvoir des femmes à tous les niveaux.  Tous les préservatifs, médecins, médicaments et changements de comportements seront impuissants à éliminer cette maladie si nous ne traitons pas à la racine les causes de la vulnérabilité des femmes. Une nouvelle institution chargée des questions féminines aurait le potentiel de transformer le système des Nations Unies et de renforcer sa crédibilité au plan mondial.  Plus important encore, les participants à la conférence qui se tient à Mexico estiment, quant à eux, que cette institution permettrait de donner à la voix des femmes la place qui lui revient, soit au premier plan de la lutte contre la pandémie.»

Depuis plus de deux ans, AIDS-Free World réclame de la communauté internationale la création d’une nouvelle institution des Nations Unies qui soit véritablement représentative des 52% de la population mondiale et qui soit capable d’apporter des réponses d’experts aux problèmes posés par l’inégalité entre les sexes, en particulier l’impact extrêmement disproportionné de la pandémie de sida sur les femmes et les fillettes.

«Les États membres peuvent changer le monde en créant une institution puissante au service des femmes», déclare Mme Sonia Pierre, dominicaine d’origine haïtienne, militante des droits de l'homme et directrice du Mouvement des femmes dominico-haïtiennes (Movimiento de Mujeres Dominico-Haitiana, MUDHA). «Il ne s’agira certes pas d’une panacée à toutes les injustices subies par les femmes du monde entier, mais cette institution garantirait, pour chaque problème touchant les femmes, l’existence d’une voix et de moyens d’action, en particulier au niveau national, permettant d'identifier les injustices et de faire avancer la cause des droits des femmes.»

La pandémie de sida a entraîné une véritable hécatombe parmi les femmes, sans précédent dans l'histoire moderne. Dans l'Afrique sub-saharienne, où vivent les deux tiers des personnes vivant avec le virus, près de 60% des adultes infectés et trois jeunes sur quatre porteurs du VIH sont des femmes.

«Les cimetières de l’Afrique sont remplis des cadavres de femmes dans la tranche d’âge de 18 à 39 ans», explique Mme Siphiwe Hlophe, fondatrice et directrice de l’organisation Swaziland Positive Living (SWAPOL). «Par conséquent, les grands-mères africaines portent littéralement le continent sur leurs épaules. Elles assument en effet l’essentiel du fardeau que constitue la prise en charge des millions d’orphelins du sida. Tandis que nous attendons la concrétisation d’un idéal de papier, des femmes continuent de mourir, jour après jour.»

Jamais ne s’est posée avec tant d’acuité la nécessité de la création d’une institution des Nations Unies spécialisée dotée d’un financement sérieux, chargée de promouvoir les droits fondamentaux des femmes et de faire avancer la cause de l’égalité entre les sexes au niveau mondial. AIDS-Free World entend donc intensifier son lobbying auprès des États membres afin qu'ils adoptent cette résolution lors de l’Assemblée générale des Nations Unies de septembre.

Contact média :
Micol Zarb, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Téléphone : 55-38-64-84-16 (depuis Mexico)
Téléphone : (+52-1) 55-38-64-84-16 (depuis l’extérieur)

AIDS-Free World est une organisation internationale engagée aux côtés des personnes vivant avec le sida, dont elle veut faire entendre la voix. Elle demande aussi que des mesures plus efficaces soient rapidement mises en œuvre en réponse à la crise que constitue la pandémie de VIH/sida.

www.aids-freeworld.org

Mise à jour le Mardi, 04 Juin 2013